5 avril 2018 Publié par 

Hommage au Dr. Bouras Abdellah

Monsieur le président,

En jetant un coup d'oeil sur la rubrique "hommages" du site de la Société Marocaine de Médecine Générale (SMMG), je n'ai trouvé qu'un article écrit par feu Dr Mohamed Ghoti. Aucun témoignage, aucune reconnaissance après sa mort. En a-t-il reçu de son vivant ?

Ce matin, j'ai eu une pensée empreinte de tristesse pour ceux de nos confrères qui ont donné de leur vivant et qui nous ont quittés, dans l'anonymat, comme s'ils n'avaient jamais existé.

J'ai eu une pensée encore plus triste pour ceux de nos confrères, encore vivants, mais qui gravitent autour de nous, dans l'anonymat, malgré ce qu'ils ont donné à la profession. Et je me suis demandé pourquoi rendre hommage à un mort quand on l'a ignoré de son vivant.

Je me suis demandé sur quels critères sont désignés les bénéficiaires d'un wissam : sympathie, proximité géographique ou babak sa7bi ?

Et j'ai eu une pensée encore plus triste en revoyant le parcours d'un de nos aînés qui a tant donné à la profession :

Lutte pour l'obtention de la bourse du 4ème trimestre : combien de dizaines de milliers d'étudiants en ont bénéficié !

Organisation des bureaux régionaux de la confédération des syndicats des médecins du secteur libéral.

Amendement du projet de loi qui permettait au capital d'envahir le secteur libéral,

Election des présidents des conseils régionaux, etc.

Emprisonné pour avoir défendu les intérêts des médecins au sein de la corporation des étudiants dont il était président.

J'ai eu le privilège de bénéficier de son expérience. J'ai vu ses sacrifices. Je sais une grande partie de ce qu'il a apporté à notre profession.

Aujourd'hui, il végète dans un patelin du Sud malgré son âge avancé, ignoré de ses pairs.

Attendons sa disparition pour le proposer pour un wissam à titre posthume

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