19 mars 2018 Publié par 

Hommage au Feu Dr Mohammed GHOTI

Voilà une institution qui ne vit que parce que quelques uns l'animent par leur volonté qui a résisté aux épreuves. Tous désirent qu'elle persiste et qu'elle dure.

Le syndicat des médecins, hier, parallèle à l'ordre et ressemblant à l'ordre dans sa mission, dans son action, sa raison d'être, aujourd'hui comme beaucoup l'ont laissé entendre, la grande famille à laquelle les médecins appartiennent. Il est devenu depuis l'ordre unifié nouveau, l'étiquette, l'identité d'un secteur. Il est le symbole de la défense des intérêts du corps médical libéral. Il est aussi, pourcertains, peut-être pour tous, la garantie et l'organe de secours pour la sauvegarde de certaines prérogatives dans la pratique médicale ...

Certes, l'affiliation au syndicat n'est pas obligatoire, mais les mœurs médicales et les médecins ne peuvent se passer de lui. Et pourtant ...

Il devient difficile de comprendre le comportement des praticiens et leurs sentiments vis-à-vis de leur syndicat. Leur soutien ne dépasse guère la reconnaissance de son existence. Faire l'effort nécessaire et obligatoire pour lui permettre le maintien de son activité est impossible, voire même illusoire.

Nous avons coutume de connaître l'ardeur de ceux parmi les médecins qui fréquentent les assemblées générales pour dire "je pense", "je crois", "il nous faut" et s'éclipse jusqu'à la prochaine assemblée. Ils oublient et même font semblant d'ignorer qu'il faut payer la maigre cotisation requise pour la survie du syndicat. Ces "acteurs" des assemblées générales sont hélas nombreux. Ceux qui, animés par la bonne volonté, n'ont souvent que la foi pour subsides pour organiser l'activité et font tout ce qui est inhérent à l'action : déplacement, téléphone, secrétariat, information, frais de papeterie, frais d'envoi, coursier, et bien d'autres raisons de dépenses qu'il faut honorer. La caisse est vidée et il faut faire appel à ses propres deniers.

Depuis toujours, les appels ne sont pas entendus, les rappels ne sont suivis que de peu de réponses et la collecte des cotisations devient une des tâches les plus ardues, les plus harassantes.

La mission des membres du comité, et surtout de ceux qui veulent la réussir, devient très difficile.

Toute volonté est vite brisée par cet état de choses. Elle devient un sacerdoce. Mais l'âge de la foi... est passé...

La pratique médicale dans le secteur libéral doit se transformer, doit s'adapter aux besoins pour aboutir à la solution des problèmes et le plus important parmi eux, son existence même, son efficacité, sa pérennité.

Certains confrères s'interrogent sur les raisons qu'ils ne trouvent pas pour s'expliquer pourquoi l'exercice de la fonction de médecin ne "nourrit" plus son homme aujourd'hui. Cette réalité les frappe d'une façon brutale et les raisons souvent invoquées ne sont pas convaincantes. Les manifestations climatiques, le nombre grandissant des médecins, la cherté de la vie, les secteurs concurrentiels et bien d'autres raisons ne sont pas suffisantes pour expliquer et encore moins justifier la grande dépression qui s'observe dans le secteur médical.

Le syndicat : ses représentants ont essayé de faire l'effort de trouver quelques solutions, mais les médecins restent inertes, immobiles, figés, enfermés dans leurs complexes et l'adynamisme décourageant ...

Ecrit par Feu Dr GHOTI M.

Dernier de el mansori lobna

Plus dans cette catégorie : Hommage au Dr. Bouras Abdellah »

1 Commentaire

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'entrer toutes les informations requises, indiquées par un astérisque (*). Le code HTML n'est pas autorisé.