L'échec scolaire : quelles causes médicales ?

Imbécile ! crétin ! tête de mule ! paresseux ! bon à rien ! si tu ne te mets pas à courir tu n’auras pas de dessert ! Regarde Aouita, plus jeune et plus petit que toi et il est recordman !

Ces injures au quotidien, ces comparaisons inappropriées, souvent assorties de gifles, choquantes à lire, ne sont-elles pas traumatisantes à vivre ?

Si elles ne sont pas la solution pour faire courir un quadriplégique assis sur sa chaise roulante, le sont-elles pour favoriser l’apprentissage scolaire d’un enfant victime de dyspraxie, de dyscalculie, de dysgraphie ou de dyslexie ?

Les parents sont-ils aptes à soupçonner ces troubles qui n’enlèvent rien au quotient intellectuel élevé de leur enfant ? les enseignants le sont-ils davantage ? et les médecins ? ont-ils le droit d’en ignorer l’existence ?